Comment est né VITAL BONSAÏ

naissance de VITAL BONSAÏ

Parfois on me pose cette question. Je vais essayer de te raconter l’histoire et la création de ma marque de fabrique dans le monde du bonsaï.

L’état des lieux

Dans les années 2010, je suis l’école de Maitre Suzuki, par l’intermédiaire de Jacques Marty, qui avait suivi le cursus complet, lui permettant ainsi de transmettre son savoir.

Très vite je me suis rendu compte du chemin que je devrais suivre pour faire mon premier bonsaï. Mais je me rends compte également de mes forces.

Il semblerait que mes arbres soient en bonnes santé et que je pourrais éventuellement, redonner de la vigueur à certains arbres mal cultivés. D’ailleurs tout le long de cet article, tu verras certaines photos d’arbres que j’ai sauvé.

Assez rapidement un des membres de l’école me sollicite, il aimerait bien venir voir comment je cultive mes arbres. Un rendez vous est pris.

Figuier sur roche avant après

Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis agriculteur de profession. J’ai suivi un cursus scolaire dans ce domaine, renforcé par une à deux formations professionnelles par an.

Pour résumer je suis dans le végétal 365 jours par an.

Les erreurs les plus fréquentes

J’ai donc des compétences agronomique pour faire pousser une plante. Et je me suis rendu compte que le milieu du bonsaï avait un grand besoin dans ce domaine.

Je trouve souvent les mêmes problématiques qui engendrent des problèmes sur la culture des bonsaïs.

En règle générale, le bonsaï ne meurt pas de lui-même. Il y a probablement eu des négligences et/ou des erreurs de la part du bonsaika.

genévrier avant après

Pour commencer, il faut se sortir de la tête qu’un bonsaï est difficile à entretenir, c’est d’abord une plante. Si nous respectons des évidences agronomiques, tout se passe bien, la plupart du temps.

Au début, il est bon de savoir quel type de bonsaï tu cultives ou bien que tu as acheté. Il faudra adapter ta culture à ton climat. Trop souvent des conseil généraux sont donnés sans connaitre les spécificités de chacun. C’est pourquoi tu dois adapter des soins spécifiques à ton bonsaï.

Le manque d’eau

Le pot à bonsaï est très petit et n’a donc pas une grande réserve d’eau et de nutriments. Si tu n’arrose pas avant que la terre ne soit complètement sèche, les racines vont également se dessécher et les feuilles se dessèchent et tombent.

D’autre part, il peut aussi y avoir un excès d’eau et il est tout aussi dommageable pour le bonsaï de ne pas pouvoir rester constamment dans un substrat humide. C’est pourquoi je conseille toujours l’utilisation de substrat drainant idéal pour le bonsaï.

Parce que oui, un des principaux problèmes est la gestion de l’arrosage. Nos substrats drainant nous facilite la vie, mais tu trouves encore des « experts » qui préconise de laisser sécher le substrat entre chaque arrosage. C’était vrai quand les premier bonsaika utilisait des substrats a base de terre de sable et de terreau.

Maintenant il faut utiliser les techniques utilisées en hydroponie.

cotonéaster avant après

L’exposition

Le bonsaï d’intérieur ça n’existe pas. A un moment ou un autre ton ficus, par exemple , devra aller dehors pour voir la lumière directement.

Les bonsaika ont bien compris que les arbres tropicaux ne supportent pas les hivers de l’hexagone.

Mais là aussi tu trouveras des personnes inexpérimentées qui te conseilleront de cultiver tes arbres à l’ombre tout la journée. C’est bien la preuve d’une incompétence ou d’une méconnaissance du fonctionnement du plante. Un bonsaï doit avoir du soleil direct à un moment de la journée, c’est Vital.

junipérus Itoigawa avant après

Ne pas respecter le Bonsaï

La 3ème erreur que j’ai pu constater, c’est le non-respect de la nature

Mes propos sont un peu durs, je pourrais également parler du non respect du cycle du vivant. J’ai vu trop d’arbres arriver à la maison qui avaient été prélevés, rempotés et mis en forme dans la même année. J’ai des compétences , mais faire bourgeonner du bois mort, je ne sais pas faire.

Il faut savoir attendre.

Nous sommes dans un culture hors sol , un milieu fragile par définition. Il est impératif de ne pas faire plusieurs travaux à la fois. Et surtout de laisser pousser son arbre.

genévrier sargentii avant aprèe

Naissance de Vital Bonsaï

Après ce constat, des erreurs de culture en bonsaï, je me dis que je pourrais peut être donner un coup de main. J’avais de la place je décide d’ouvrir la clinique à bonsaï.

Très vite je me retrouve avec une cinquantaine d’arbres, parfois des dizaines de la même personne.

Le chalenge était risqué :

Comment prouver que l’arbre n’était pas mort à cause de moi ?

Comment protéger mes arbres, des parasites et autres maladies que ces arbres me portent ?
Je reçois une multitude d’arbres : de la bouture à faire grossir, en passant par le bonsaï à remettre en santé, pour finir par la reprise de yamadori.

A cette époque je suis confiant, mon bagage et mes connaissances vont me servir à gérer chaque nouvel arbre, avec ses diversités de formes et de problématiques. N’ayant pas assez de travail avec ma profession et cette nouvelle activité sur mon exploitation, je me lance dans une autre aventure l’UBF l’Union du Bonsaï Français.

Durant cette période, Herve Dora me dessine le logo et une agence de communication me trouve le nom de Vital Bonsaï

vitalbonsai

Malheureusement la clinique c’est très vite s’arrêter… Je me suis rendu compte que l’on se servait de mes compétences, pour revendre des arbres que j’avais sauvé et qui étaient devenus forcément attrayants.

Je dépanne encore quelques amis, mais j’ai une trop mauvaise expérience pour remettre en place ce service.

Vital Bonsaï a alors évolué, notamment dès 2011 avec la création de ma chaine YouTube et le début d’une série de vidéos sur la culture de nos Bonsaïs. Quelques temps plus tard j’ouvre une page Facebook et un compte instagram, tout ceci pour créer une communauté, mais surtout pour vous faciliter votre vie de bonsaika.

Plus récemment, ma présence sur le net s’est étoffée avec un blog et un site dédié au coaching bonsaï

Je ne sais pas jusqu’où me portera ce logo et ce nom. J’ai traversé des moments difficiles. J’ai eu des critiques, des commentaires diffamatoires, mes idées, mes techniques et mes informations ont été copiées sans que je sois cité. Mais je sais, grâce à certains de vos retour, qu’il y a une majorité silencieuse qui me suit.

J’ai choisi de ne pas retenir ces attaques. Je veux essayer de faire progresser notre Bonsaï Français. C’est pourquoi je serai là pour te proposer de nouvelles idées et des techniques pour te faciliter la culture du bonsai.

Vous êtes nombreux déjà à me suivre, MERCI

J’espère que cet article t’as plu. N’hésite pas à mettre un commentaire, ou à me dire depuis combien de temps tu suis mes aventures sur le net.

10 commentaires sur “Comment est né VITAL BONSAÏ”

  1. Retour de ping : L’Union du Bonsaï Français – Vital Bonsai

  2. Bonjour Bruno, personnellement je pourrais dire que Vital m’a déconfiné. Je n’utilise quasi pas les réseaux sociaux et c’est durant le confinement que je suis tombé sur un live sur YouTube. 10 ans que je fais un peu de bonsai dans mon coin et au déconfinement, adhérents à ton discours j’ai franchi le pas. Philippe wabi Sabi m’a orienté vers un Club de la région.
    Finalement les années ont l’air d’avoir fait le tri dans toutes ces expériences que tu décris, les bonnes comme les mauvaises, il en ressort un discours sincère et des objectifs et valeurs intactes et l’essentiel est la alors simplement… Merci

    1. merci pour ton message, ça fait plaisir à lire.
      le gros probleme en faisant toutes ces vidéos, c’est que tu es seul, trés compliqué d’avoir un retour sincère.
      donc mille merci pour ton retour et ravis de t’avoir convaincu de faire du bonsai.

    1. salut
      il n’y a rien de bizarre
      c’est certainement parce que c’est le sien, ou plutôt celui de feu Michel Sacal.
      j’ai sauvé cette arbre parmi d’autres de sa collection
      a un moment j’avais une trentaine d’arbres a lui
      2 de ses cotonéaster, ses hêtres, les 2 ormes de chine de sa série de vidéos, son aubépine, des pins, des junip, des buis et je pourrai continuer la liste.
      je n’ai jamais été payé pour mes sauvetages, mais heureusement qu’il y a des photos qui prouvent mon travail.
      donc pour répondre a ta question, je trouve normal d’utiliser au minimum les photos.

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