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YAMADORI

Que signifie, yamadori ?

Le yamadori consiste à prélever dans la nature des arbres ayant des qualités pour être transformé en bonsaï. L’objectif est d’obtenir un arbre avec un tronc ayant du mouvement et un certain diamètre, une écorce craquelé et de nombreux bois mort et autre shari naturel. Tout prélèvement dois ce faire avec autorisation.

Yamadori, quand prélever ?

Il y a essentiellement deux périodes, en automne et au début de printemps. Théoriquement nous pourrions prélever toute l’année selon le climat et l’altitude ou ce trouve le yamadori, seulement l’arbre devra s’adapte à votre région, ce qui peut compliqué la reprise.

Ou trouver des yamadori ?

Un peut partout en faite. Bien sur le Graal c’est le pin ou le genévrier des montagnes, mais il est très facile de trouvé des arbres dans des haies qui vont être arraché ou chez votre voisin qui veux restructurer son jardin.

comment prélever un yamadori ?

Je vais essayer de vous faire partager à travers ce récit et ces quelques photos une sortie prélèvement.

Champ de Yamadori

Nous avons commencé par réunir le matériel nécessaire pour partir en pleine montagne. Sur cette photo vous pouvez découvrir le matériel nécessaire au prélèvement pour cette expédition. Mais naturellement il ne faut pas oublier les glacières avec la nourriture, les vêtements bien chauds, les chaussures adaptées à la randonnée de haute montagne, plusieurs couteaux de différentes dimensions, une claie de portage, des gants…


Outillages yamadori
claie de portage

Bien sur en plus du matériel et du ravitaillement ne pas oublier sa bonne condition physique.

terrain difficile

Partir pour prélever c’est une aventure en sois. Découvrir une nouvelle région, Loger dans un gite, y manger les produits locaux et de qualité. Les gens ne comprennent pas forcément ce que l’on fait. Parfois quand je demande à un voisin si je peux prendre un pin tordu sur son terrain, il ne comprend pas ce que je veux faire avec, cela demande en généralement une petite explication et cela fini pare une réflexion de sa part, du style “t’es fada, va y sert toi”.

Prélèvement pin sylvestre

Sur place nous nous heurtons rapidement à la réalité de la moyenne montagne. Les dangers des chutes de pierre ainsi que de glissement de terrains nous obligent à une extrême vigilance. Nous veillons toujours à ne pas trop nous éloigner les uns des autres pour une plus grande sécurité. Il y a cependant aussi un grand plaisir à découvrir une région très sauvage et une telle beauté à travers des couleurs superbes qui changent durant toute la journée

En coupant une branche durant le repérage,  je m’amuse à compter les cercles concentriques histoire de jauger l’âge de cet arbre…Je m’arrête à plus de 150…je mesure à quel point je dois resté humble devant ces gardiens de la montagne, nous devons avoir le plus grand respect pour chacun de ces arbres. Il n’est pas question de risquer le prélèvement si le racinaire ou l’implantation ne le permet pas.

La méthode de prélèvement est toujours la même. Nous commençons par un repérage des lieux et des différents arbres intéressants. Nous constatons à ce propos que beaucoup de sujets sont en train de mourir à cause, semble-t-il, du changement de climat. Beaucoup d’arbres sont malades, ont la couleur de leur feuillage terne voire complètement marron…C’est assez inquiétant.

Après de nombreuse minute à creuser dans cette terre très argileuse, vient le moment de la mise en place de la protection des racines de l’arbre. C’est une étape très importante, la reprise de l’arbre en dépend. Cela consiste à bloquer la motte de terre, ainsi les fines radicelles supporterons le transport sur plusieurs kilomètres. Il faut absolument que la motte reste intacte, si la motte casse les racines de l’arbre casserons avec. Les arbres sont par la suite descendus en premier lieu à dos d’homme. Il vaut mieux ne pas trop s’emballer sur la taille des arbres à prélever, car le poids de la terre calme vite quand il s’agit de descendre une pente abrupte.

Vient alors le moment du rangement méticuleux dans le fourgon. Il faut que tout rentre, mais toujours en protégeant au maximum les arbres. Le feuillage flexible permet certaines libertés, mais les mottes doivent rester intactes sans se casser pour protéger un maximum les fines radicelles.

vital bonsaï yamadori

Nous en profitons pour faire quelques photos souvenirs de ces magnifiques moments.

Ensuite viens le travaille de reprise, mais cela fera l’objet d’un autre article

tunnel de reprise